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la crise ????

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De l'automobile à la grande distribution, en passant par les banques et les assurances, la crise économique actuelle touche tous les secteurs. Et si l'année 2008 avait déjà souffert de nombreuses suppressions d'emplois dans des entreprises aux quatre coins de l'Hexagone, 2009 s'annonce d'ores et déjà pire. Retour en images sur les entreprises qui vont mal...


Fortement touché par la crise économique mondiale, le secteur automobile a vu ses ventes de voitures globalement baisser de près de 8% fin 2008. A l'échelle mondiale, les leaders de la construction automobile américaine, ont été frappés de plein fouet par la crise, tel que General Motors qui risque le dépôt de bilan, ou encore Ford qui annonce de nombreux licenciements. Renault, loin d'être épargné, supprimera d'ici avril 2009, 10% des effectifs de la maison-mère, soit près de 4900 emplois.

Le groupe PSA Peugeot-Citroën, a annoncé sa première grosse perte depuis plus de 10 ans, soit l'équivalent de 343 millions d'euros pour son groupe en 2008. D'ici à 2010, Christian Streiff, président de PSA envisage 11000 départs, volontaires ou correspondant à des départ à la retraite, de postes qui ne seront pas remplacés. Mais le groupe s'est engagé auprès du gouvernement à « éviter » les licenciements en France sur les 5 prochaines années.

L'équipementier Valeo a, quant à lui, annoncé « une année [2008] terrible » avec une perte nette de 313 millions d'euros au dernier trimestre de et une perte de 207 millions d'euros sur l'ensemble de l'année dernière. Le groupe prévoit déjà 5000 suppressions de postes à l'échelle mondiale, dont environ 1600 en France. Valeo, assez pessimiste sur ses futurs résultats, ne prévoit pas de sortie de crise avant 2011.
Le fabricant de pneumatiques Michelin, loin d'être épargné par la crise qui frappe toute la filière automobile et par la hausse des matières premières, a annoncé un bénéfice net en chute de 53,8%, à 357 millions d'euros a annoncé des résultats en net recul et s'attend à une année 2009 très difficile, mais pour le moment, aucune suppression n'est prévue.

Caterpillar, le géant des engins de terrassement prévoit la suppression de 733 emplois en France, localisés sur ces deux sites grenoblois. Pour justifier ses licenciements, Caterpillar-France a annoncé une chute de 55% des commandes entre 2008 et un prévisionnel 2009 très inquiétant.
Saint-Gobain, le numéro 1 mondial de la production, transformation et distribution de matériaux de construction fait état pour l'exercice écoulé d'une baisse de son résultat net. Le groupe vient d'annoncer une augmentation de capital de 1,5 milliard d'euros, la poursuite des réductions de coûts et un dividende réduit de moitié pour faire face à la crise économique dont les retombées se sont amplifiées fin 2008. André de Chalendar, le DG du groupe français a dorénavant annoncé que la réduction d'effectifs sera "significative" en 2009, sans toutefois donner de chiffres précis.

Le groupe français de matériaux de construction Lafarge a vu son bénéfice net baisser de 15% en 2008. Le groupe prévoit de procéder à une augmentation de capital de 1,5 milliard d'euros. « Bien sûr ces décisions auront des conséquences sur l'emploi, avec une diminution nette du nombre d'emplois », a précisé Bruno Lafont, PDG du groupe, sans toutefois chiffrer le nombre de ces pertes d'emplois.
Air France, qui avait déjà réduit ses effectifs de 2000 personnes en 2008, prévoit une nouvelle réduction de 1000 à 1200 personnes sur 2009 sans avoir recours à des licenciements. Un porte-parole du groupe indiquait qu'Air-France-KLM, allait « bloquer les embauches, ne pas remplacer les départs en retraite, ne pas renouveler les CDD ».

Le budget 2009 de la SNCF prévoit un solde net de 1630 suppressions de postes en moyenne sur l'année, sans licenciement (départs volontaires et départs en retraite). La CGT-cheminots dénonce la suppression "réelle" de 2600 postes.

Au c½ur de la tourmente, les banques et sociétés d'assurance affichent pour la quasi-totalité, des résultats en forte baisse. Ainsi, La Caisse d'Epargne annonçait déjà en mai 2008, d'ici à 2012 la suppression de 3500 postes administratifs et de 1000 postes au sein du réseau commercial, sur la base de départs volontaires, et ce, sur un total de 52.000 salariés. A l'heure actuelle, la suppression de quelques 4500 emplois est mise « entre parenthèse ». La Caisse d'Epargne devant confirmer rapidement, son « mariage » avec la Banque Populaire et ainsi, donner naissance à la deuxième banque française.

BNP Paribas annonce une perte nette de 1366 millions d'euros au titre du quatrième trimestre 2008, suite à d'importantes pertes dans ses activités de marché et à une forte hausse de ses provisions sur fond de crise financière. Cependant, le groupe a réaffirmé son ambition de devenir la première banque de dépôts de la zone euro à travers le rachat de la belge Fortis

En plein c½ur de la crise financière, Axa affiche un résultat 2008 net en baisse de 83%, après avoir plongé dans le rouge au deuxième semestre et se voit contraint d'abaisser son dividende pour préserver sa solvabilité.
Le groupe Pinault-Printemps-La Redoute (PPR) est au centre de toutes les polémiques. Alors que PPR vient d'annoncer de très bons résultats : un chiffre d'affaires pour 2008 de 20,2 milliards d'euros, en hausse de 5,8% sur un an, pour un bénéfice net stable à 875 millions d'euros, les suppressions d'emplois touchent plusieurs de ses enseignes.

A tire d'exemple chez PPR, la FNAC et Conforama sont victimes de sévères « plans d'économies » qui pourraient se traduire au total par la suppression de 1200 postes dans l'Hexagone, sans passer par des licenciements économiques.

La vente à distance est elle aussi en mauvaise posture. La Redoute, filiale de PPR a récemment dévoilé un plan de restauration de la rentabilité comportant 581 suppressions d'emplois. Son concurrent direct, Les 3 Suisses, va également supprimer des emplois, soit plus de 20% de ses effectifs, ce qui correspond à 674 postes. Et ce, en principe, "sans licenciement" mais dans le cadre d'une réorganisation liée au développement de la vente en ligne. Ces suppressions concernent en grande majorité les cinq centres d'appel de Lyon, Marseille, Nantes, Nancy et Rouen.

La crise n'en finit plus de grossir les rangs des chômeurs. Sans grande surprise, la crise ayant détruit bons nombres d'emplois, les agences spécialisées se retrouvent dans l'obligation de licencier également. Adecco, par exemple annonce 600 supressions de postes d'ici à juin 2009...

Les groupes pharmaceutiques souffrent également de la crise. Ainsi, GlaxoSmithKline prévoit 6000 suppressions d'emplois à échelle mondiale. En France, c'est près de 850 postes qui vont disparaitre y compris dans les centres de recherche d'Evreux (Eure) et des Ulis (Essonne). Du côté de Sanofi-Aventis, il pourrait y avoir pas moins de 930 postes supprimés. Pfizer n'est pas en reste et supprime 700 emplois dont 500 postes de visiteurs médicaux.

En parallèle, des usines entières, fleurons de l'industrie française ferment, affectant sévèrement l'activité économique des régions dans lesquelles elles sont implantées. Dans le lot, on trouve Motorola à Rennes, Béghuin Says à Nantes ou encore l'historique Amora à Dijon, qui ferment leurs usines, entraînant dans leur chute leurs salariés.

Au milieu de ce flot d'annonces peu réjouissantes, il y a heureusement quelques entreprises françaises qui réussissent à sortir leur épingle du jeu. Total par exemple a réalisé une excellente année 2008, avec un résultat net en hausse de 14%, un bénéfice jamais atteint auparavant par un groupe français. Dans la même lignée, le groupe de vins et spiritueux Pernod Ricard a annoncé des résultats en hausse pour le premier semestre de son exercice 2008-2009. Malgré la crise, le groupe reste optimiste et mise même sur une croissance « à deux chiffres » pour le reste de l'année 2009...





La Mafia ne connait pas la crise
S'il y a une organisation qui peut se vanter de profiter de la crise, c'est bien la Mafia. Selon un rapport de l'association italienne d'entrepreneurs Confesercenti, son chiffre d'affaires en 2008 a dépassé celui de toutes les sociétés italiennes atteignant 130 milliards d'euros pour des bénéfices avoisinant les 70 milliards (35 fois plus que Fiat et l'équivalent de 7% du PIB italien)! Comment la Mafia survit-elle à la crise ? Et comment en tire-t-elle profit ? Enquête en images sur les rouages de cette "entreprise" pas comme les autres.

Conclusion : si vous avé bien compris i fo étre ds la mafia et le vin lol



# Posté le lundi 04 mai 2009 12:22

Modifié le vendredi 08 mai 2009 10:29

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